le rempart domine les pentes d'où par le jardins et ruelles, escaliers et. grimpettes on descend vers la ville basse.
Ce mardi matin, une silhouette à l'imper rouge était à admirer le paysage.
Elle m'attendait, m'espérait.
Que faire ? résister à l'appel de mon coeur, qui battait très fort dans ma poitrine,
difficile, elle était si belle,
tentatrice les cheveux au vent à contempler le panorama
Je la voyais du bureau ou je me trouvais et mes collègues m'incitaient à la rejoindre.
Je me trouvais partagé entre ces divers sentiments
Il faut dire que je me méfiais énormément des emballements de mon coeur.
J'avais eu déjà de nombreuse déception et pourtant qui n'étaient pas de ma faute.
Je me suis fait remplacer pour ma permanence, et je l'ai rejointe, elle s'est retournée , les yeux plein de larmes et s'est serrée contre moi, mais je n'ai pu la prendre dans mes bras, au contraire j'ai du la repousser.
Car il n'était pas toléré qu'un militaire en uniforme, n'ait pas une tenue correcte.
Je l'entraînais dans la première rue où je pensais n'être pas vu, et je lui donnais rendez-vous pour le soir
quand je porterai le courrier à la poste.
En effet mon travail accompli, je pouvais me permettre une certaine liberté, mais toujours en dehors des espaces publics, ce qui ne manquent pas dans Laon, de par ses ruelles et ses jardins nombreux et peu fréquentés pour gagner la sortie de ville, les grimpettes ou les escaliers.
Le soir à ma sortie de la poste,elle m'attendait et nous avons gagné les ruelles où je n'avais pas de crainte de rencontrer des patrouilles, des militaires, ou des collègues de travail.
Son intention était de me faire comprendre, qu'elle n'avait fait rien de mal en allant au bal.
Chose que j'ai compris facilement mais où jétais déçu, c'est que c'était sans moi, alors qu'en se quittant on s'était promis de penser à l'autre à chaque instant. Il y avait là un reniement de serment.
Ses baisers langoureux étaient sensés me faire oublier ce petit désagrément et elle a réussi, perverse enjoleuse.
Je lui annonçais que je ne pourrais pas la voir cette semaine, ce n'était pas par punition, mais par obligation de travail.
J'avais : Les Ricains à m'occuper
manoeuvre générale
des paras avaient sauté au delà de la Meuse, ils devaient rentrer par leurs propres moyens à leur base de Laon/Couvron,les troupes de la subdivision, et la gendarmerie devaient les intercepter
J'étais de service opérationnel.
Elle passait tous les jours devant notre établissement, le coeur battait très fort, mais je ne pouvais pas m' absenter.
Celà devait se terminer en fin de semaine, je pourrai donc la revoir dès lundi.
Débarrassé de mes obligations, je reprenais mon service normalement. Et à la sortie de la poste, elle m'attendait et m'annonçait une nouvelle inattendue . Ses employeurs étaient partis pour quelques jours, elle restait pour soigner le chien, et me proposa de la rejoindre le soir. Assez surpris, il me fallait pour ça demander une permission de nuit, car autrement ( en permission de spectacle ) il fallait être rentré à minuit. Est-ce que j'allais pouvoir l'obtenir? pas si sûr .
je l'ai obtenue relativement facilement, par le commandant du deuxième bureau.
Celui a qui j'avais rendu service en le remplaçant dans le service .
La nuit, où de permanence, il fallait mettre la sécurité en place pour la navigation d'un convoi d'essence, comme je l'ai expliqué dans la séquence.
Le petit bal d'Orly