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Souvenirs, émotions, la vie et ses aléas, ses joies ses peines

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DECISIONS

Ce n'était simple pour personne ce concubinage et la vie à l'hôtel, et ça ne pourrait durer très longtemps, il y avait cette question d'argent qui était préoccupante. Cela commençait à faire cruellement défaut. Je faisais de mon mieux descendant pendant ma coupure du midi, avec de la nourriture prélevée sur les rations que le train automobile de Semilly venait nous livrer, matin , midi et soir.

En effet nous étions super bien servis, du fait que c'était l'état major, les meilleurs légumes, la meilleure viande et pareil pour ls poissons, d'autre part nous devions leur communiquer notre effectif, mais souvent ça fluctait. En effet venaient manger avec nous cinq de la subdivision ( Deux secrétaires, deux plantons et le chauffeur militaire,) l'ordonnance du général, ainsi que le chauffeur du médecin chef, bien que celui -ci habitait à l'hôpital et que selon son service il y mangeait, l'ordonnance avait sa chambre chez le général, mais venait manger avec nous. Du reste le sergent des transmissions et du service du chiffre ( qui était responsable de nous ) et qui habitait à l'étage, seul dans sa chambre, devait normalement aller manger au mess des sous-officiers, mais pour cela, il lui fallait descendre à la caserne de Semilly, ça lui était plus facile de manger avec nous, puisque nous avions à profusion.

Nous avions trop de tout, de café le matin, de croissants et brioches le dimanche avec du chocolat chaud, trop de vin ( car avec un broc, si on avait tout bu, on n'aurait pas pu travailler ) ; Mais à l'armée pour quoi que ce soit, il ne faut jamais dire que l'on a trop de quelque chose, car ensuite les rations sont revues à la baisse, on n'a plus assez, et pour revenir à l'ancienne dotation, c'est mision impossible.

Mon amie se morfondait dans sa chambre à l'étage, et n'avait que de rares divertissements, à part mes visites et mes nuits passées avec elle quand je pouvais obtenir une permisson à cet effet. Le reste du temps elle lisait ces magazines pour jeunes filles et des romans photos. Elle pouvait avoir des conversations avec certaines femmes logées sur le même palier, dans la même situation que nous, mais avec des militaires américains.

Les chauffeurs civils avaient plusieurs fois fait des allusions sur leur argent prêté, ils se rendaient compte que la situation n'était pas en amélioration.

Du reste à ce sujet, l'assistante sociale de l'armée m'a convoqué à son bureau, ce n'est pas de meilleure augure.

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